Une trentaine de députés de gauche ont lancé un appel au gouvernement demandant une reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale. A l’origine de cette initiative publiée dans le JDD, la député Marie-Françoise Bechtel, insiste pour que le stress au travail “soit à la charge de ceux qui en sont responsables, c’est-à-dire les employeurs“.

Un salarié sur quatre du secteur privé déclare avoir eu un problème psychologique grave au travail.

La fatigue, le découragement et le manque de motivation sont les principaux

signes du syndrome d’épuisement professionnel ou

burn-out. En France, environ 3,2 millions d’actifs risquent un épuisement nerveux au travail, quel que soit le métier. Des victimes qui représentent un coût important pour la Sécurité sociale qui prend en charge les congés maladie et les temps partiels thérapeutiques (soit un milliard d’euros). Les signataires de cet appel demandent un basculement du remboursement du burn-out sur la branche accident du travail et maladies professionnelles (AT-MP), financée par les cotisations patronales à 97%.De plus en plus de salariés touchés par le burn-outEn France, le nombre de burn-out est en constante augmentation depuis vingt ans et touche tous les secteurs (employés, cadres, artisans, agriculteurs…). Selon une

étude récente, un salarié sur quatre du secteur privé déclare avoir eu un problème psychologique grave au travail et plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré subir un stress régulier au travail. Dans leur appel au gouvernement, les députés déconcent “20 à 30 années de pression sur la rentabilité sous le coup de ma mondialisation financière“.Les signataires demandent donc que “la dépression suite à un épuisement profond et le stress post traumatique au travail soient intégrés au tableau des maladies professionnelles“. Les trente députés envisagent “une négociation avec les partenaires sociaux à travers les conventions collectives ou bien une décision du gouvernement faisant suite à une concertation“. Reconnaître les signes du burn-outComment faire la différence entre une fatigue momentanée et un burn-out ? Plusieurs signes peuvent vous mettre la puce à l’oreille, notamment s’ils sont présents depuis quelque temps :

  • Vous vous fatiguez plus facilement et avez souvent des difficultés pour vous lever le matin.
  • Vous travaillez de plus en plus alors que votre rendement diminue constamment ;
  • Vous avez l’impression que vos efforts sont rarement remarqués ;
  • Vous avez une attitude plus désabusée ;
  • Vous oubliez parfois vos rendez-vous ;
  • Vous êtes plus irritable ;
  • Vous voyez de moins en moins votre famille et vos amis intimes.

Mais bien sûr ces signes ne sont ni nécessaires, ni suffisants pour déclarer que vous souffrez de burn-out. En fait les manifestations de ce trouble varient grandement d’un individu à l’autre.Pour

sortir du burn-out, il est souvent indispensable de se faire aider. Une thérapie peut être d’un secours précieux. La guérison passe par un retour sur soi, afin d’évaluer ses aspirations professionnelles profondes et ses limites.Annabelle IglesiasSources : L’appel des députés pour la reconnaissance du burn out – JDD du 7 décembre 2014 (

article accessible en ligne)Baromètre Cegos publié en novembre 2014 portant sur 1135 salariés d’entreprises de plus de 100 salariés