Trois chercheurs français, dont deux exerçant au CHRU de Montpellier, ont reconstitué puis imprimé en 3D un embryon humain conçu in vitro. Cette première mondiale a pour objectif de mieux sélectionner les embryons à implanter dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation(AMP) et d’augmenter ainsi les chances de succès de cette approche.

Deux vues de haut d'un embryon modélisé et imprimé en 3D (Crédit : ©CHRU Montpellier).

Sommaire

  1. Mieux détecter les anomalies de l’embryon avant son implantation
  2. Améliorer le taux de succès des FIV

L’impression 3D a pris un essor considérable en médecine au cours des dernières années. Doctissimo vous présentait récemment dans un diaporama les avancées médicales qui avaient pu aboutir grâce à cette technique (Voir “

L’impression 3D révolutionne la médecine“). Dernière en date, la reconstitution et l’impression en 3D d’un embryon humain conçu in vitro dans le cadre d’une

AMP. Un espoir pour mieux lutter contre l’infertilité.Mieux détecter les anomalies de l’embryon avant son implantationCette première mondiale est le fruit du travail conduit par le Pr Samir Hamamah et du Dr Elodie Scalici, tous deux chercheurs au CHRU de Montpellier, en collaboration avec le Dr Mérigeaud, de la société Tridilogy.L’objectif ? Offrir une modélisation en 3 dimensions de l’embryon avant son implantation dans l’utérus maternel, de façon à augmenter les chances de succès de cette implantation.Pour l’heure, les embryons conçus dans le cadre d’une AMP (

fécondation in vitro (FIV) ou

injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)) sont sélectionnés selon leur morphologie observée au microscope sur une seule coupe. Cette évaluation uniquement basée sur les critères morphologiques en deux dimensions ne donne malheureusement pas de très bons résultats, puisque seuls 15 % des embryons ainsi sélectionnés s’implantent.Améliorer le taux de succès des FIVLa nouvelle technique mise au point à Montpellier permet de modéliser un embryon à partir de multiples prises de vue serrées, intégrées dans un logiciel qui reconstitue le futur bébé en trois dimensions. L’impression du modèle réalisé est ainsi plus proche de l’embryon original et permet de l’observer dans sa globalité et non plus sur un seul plan. Pour les chercheurs, cela offrira “une amélioration significative du choix de l’embryon à replacer dans la cavité utérine“ et garantira, ils l’espèrent, de meilleurs taux de succès en FIV et en ICSI.

Un brevet international a été déposé aux noms de l’Inserm, du CHRU de Montpellier et de l’UM1 de Montpellier le 1er juillet 2014.Click Here: Putters