Une équipe de chercheurs français de l’Institut Pasteur et du CNRS a réussi à mettre au point une puce à ADN permettant de détecter des bactéries ou des virus, notamment le virus H1N1 responsable de la pandémie de grippe A. Cette découverte, inspirée d’une technologie américaine, pourrait permettre d’identifier les agents pathogènes responsables de futures épidémies.
Dès l’émergence de l’épidémie de grippe A, en avril 2009, l’équipe française a testé cette puce. Les scientifiques ont ainsi pu détecter et identifier le nouveau virus H1N1, en seulement 24 heures. En effet, cette puce est non seulement capable de détecter les virus ou bactéries connus, mais également leurs nouveaux variants émergents. Une fois l’agent pathogène identifié, le meilleur schéma thérapeutique possible peut être choisi pour traiter les patients. “L’objectif est vraiment l’identification de la menace, lorsque les tests spécifiques n’existent pas encore“, nous a confié Jean-Claude Manuguerra, directeur de la Cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur. Après identification du microbe, des outils spécifiques peuvent ainsi être crées afin de cibler les tests. Le fonctionnement cette puce, qui fait la taille d’un demi-téléphone portable et mesure quelques millimètres d’épaisseur, repose sur la présence de sondes. Celles-ci sont complémentaires aux divers matériels génétiques des bactéries ou virus. “Il y a au total plus de 2,4 millions de sondes ADN sur la puce“, précise Jean-Claude Manuguerra. Pour la grippe, les échantillons testés sont généralement des prélèvements rhinopharyngés, assez faciles à réaliser. Si l’agent pathogène est présent dans l’échantillon du patient, la sonde va le reconnaître, puis va émettre un signal via un système d’analyse bioinformatique. L’avantage de cette puce réside dans sa capacité à détecter les virus ou les bactéries présents même en faibles quantités. Par besoin donc de mettre préalablement en culture les échantillons cliniques pour faire ce test. Il en résulte un gain de temps. Les chercheurs précisent que cette puce n’a pas été conçue pour permettre un diagnostic individuel chez chaque patient. L’objectif est plutôt d’“assister les autorités de santé dans la prise de décisions, notamment concernant le traitement des patients“, au cours des épidémies à venir et dans des situations d’urgence. Sarah LaînéSource :Communiqué de presse de l’Institut Pasteur et du CNRS – 20 janvier 2010Click Here: Putters
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