L’Organisation mondiale de la santé publie aujourd’hui une étude qui révèle que la résistance aux antibiotiques est un sujet mal connu dans certains pays. Pourtant, ce fléau mondial serait à l’origine de milliers de décès chaque année.
Selon une enquête menée par l'OMS, 64 % des personnes interrogées pensent pouvoir soigner un rhume ou une grippe avec des antibiotiques. Or, ces derniers ne soignent pas ce type d'infections virales.
L’OMS a publié ce lundi 16 novembre 2015 une étude sur la
résistance aux antibiotiques. Celle-ci a été menée auprès de 10 000 personnes dans 12 pays (Afrique du Sud, la Barbade, la Chine, l’Égypte, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, le Nigéria, la Serbie, le Soudan et le Viet Nam). Les participants devaient répondre à 14 questions sur “l’utilisation et la connaissance des antibiotiques, et la compréhension de la résistance à ceux-ci“, indique l’OMS.Un problème qui ne concerne que ceux qui abusent des antibiotiques ?L’enquête révèle que 44 % des personnes interrogées pensent que ce problème ne se pose que pour ceux qui abusent des antibiotiques et les deux tiers estiment pouvoir l’éviter en prenant correctement le traitement qui leur a été prescrit.Aussi, dans certains pays du monde, les antibiotiques sont encore mal connus. Pour preuve, 64 % des interrogés pensent pouvoir soigner un
rhume ou une
grippe avec et 32 % arrêtent leur traitement dès qu’ils commencent à se rétablir. Or, les antibiotiques ne soignent pas les infections virales comme la grippe ou le rhume.Enfin, plus de la moitié des personnes sondées (64 %) estiment que le problème de l’antibiorésistance sera résolu par les experts médicaux avant que la situation ne devienne trop grave, et 57 % pensent “ne pas pouvoir faire grand-chose pour lutter contre l’antibiorésistance“. “Des niveaux dangereusement élevés dans toutes les parties du monde““L’augmentation de la résistance aux antibiotiques représente un immense danger pour la santé mondiale, et les gouvernements reconnaissent désormais qu’il s’agit de l’un des plus grands défis auxquels la santé publique est confrontée aujourd’hui. Elle atteint des niveaux dangereusement élevés dans toutes les parties du monde“, a déclaré le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS, en annonçant les conclusions de l’enquête. Tout le monde a un rôle à jouer dans la lutte contre l’antibiorésistanceAfin de sensibiliser les gens à l’antibioresistance, l’organisation a lancé ce lundi 16 novembre la première semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, accompagnée d’une
nouvelle campagne “Antibiotiques, à manipuler avec précaution“. Elle appelle notamment “les particuliers, les pouvoirs publics et les professionnels de la santé et de l’agriculture à prendre des mesures afin de remédier d’urgence à ce problème“.
Annabelle Iglesias avec AFP/RelaxnewsSource : Communiqué de presse de l’OMS du 16 novembre 2015 (
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